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**Jina Ahmadi, artiste et fondatrice du centre musical Zhilemo, à Marivan, reste détenue dans le quartier de quarantaine de la prison pour femmes de Sanandaj, onze jours après son arrestation. Selon des organisations de défense des droits humains, elle est privée d’accès à un avocat, d’appels téléphoniques et de visites familiales. Le motif de son arrestation et sa situation judiciaire demeurent inconnus.**

1001Nomads | 24 mehr 1405 — 16 octobre 2026

À Marivan, le nom de Jina Ahmadi est associé à Zhilemo, un centre où les enfants et les adolescents apprennent la musique, la peinture et le cinéma. Sa fondatrice est aujourd’hui emprisonnée à Sanandaj. Onze jours se sont écoulés depuis que les forces de sécurité l’ont emmenée de chez elle. Les informations publiées sur sa situation tiennent encore en quelques brèves. Rien n’indique qu’elle ait pu consulter un avocat et, selon ces mêmes récits, elle n’a pas été autorisée à recevoir la visite de sa famille.

Jina Ahmadi a été arrêtée à son domicile de Marivan le lundi 5 octobre, correspondant au 13 mehr. D’après les informations publiées, les agents l’ont ensuite transférée à Sanandaj. L’un des rapports, citant une source informée, précise qu’aucun mandat judiciaire n’a été présenté lors de l’arrestation. On ignore quel service est intervenu et quelle explication les agents ont donnée pour justifier son interpellation. Le dernier rapport, publié vendredi 16 octobre, fait état de son maintien en quarantaine.

Les rapports situent sa détention dans le quartier de quarantaine de la prison pour femmes de Sanandaj. Certains mentionnent la prison centrale, d’autres le centre de correction et de rééducation de la ville. Ces récits concordent toutefois sur la poursuite de sa détention et sur sa privation d’accès à un avocat et aux visites familiales. Une interdiction des appels téléphoniques est également signalée, empêchant sa famille de recevoir directement de ses nouvelles.

Un bref appel d’une personne détenue peut répondre à quelques questions élémentaires : va-t-elle bien ? A-t-elle besoin de médicaments ? Dispose-t-elle du nécessaire ? Que sait-elle de son dossier ? Concernant Jina Ahmadi, aucune réponse directe n’est disponible. Les informations publiées décrivent les restrictions imposées à ses communications, mais ne précisent ni son état de santé ni ses conditions de détention au quotidien.

L’absence d’accès à un avocat ajoute à cette incertitude. On ne sait toujours pas quelle accusation fonde son arrestation, ni quelle décision judiciaire a été prise pour prolonger sa détention. Les informations publiques ne permettent pas non plus de déterminer si des charges lui ont été officiellement notifiées. Les rapports disponibles n’apportent aucune explication précise sur le dossier : onze jours après son arrestation, on ignore encore de quoi elle aurait à se défendre.

Originaire du village de Negel, Jina Ahmadi vit à Marivan. Zhilemo est à la fois son nom d’artiste et celui du centre qu’elle a fondé. Selon les informations publiées, l’établissement propose aux enfants et aux adolescents une initiation à plusieurs disciplines, associant la musique à la peinture et au cinéma. Cette part de son parcours, au-delà de la brève désignation d’« artiste arrêtée », témoigne d’un travail destiné aux enfants et consacré, au quotidien, à l’enseignement.

Lorsqu’un enseignant est arrêté, les nouvelles retiennent généralement son nom, la date de son interpellation et son lieu de détention. Sa vie professionnelle se résume en quelques mots, laissant peu de place à la compréhension du travail accompli auparavant. Dans le cas de Jina Ahmadi, les éléments disponibles ne suffisent pas à retracer pleinement son parcours pédagogique, ses méthodes ou les étapes de la création de son centre musical. Mais cette activité, même partiellement documentée, rappelle que la connaître suppose de regarder au-delà du dossier judiciaire.

Une école d’art participe à la vie culturelle d’une ville. Les enfants y découvrent des instruments, des images et des moyens d’exprimer leurs expériences ; les familles lui confient leur apprentissage et les enseignants construisent, dans la durée, une relation pédagogique. Le devenir de Zhilemo depuis l’arrestation de sa fondatrice mérite donc lui aussi d’être éclairci, même si aucune réponse documentée n’est encore disponible.

Les rapports consultés ne précisent pas si les cours se poursuivent ou ont été interrompus. Aucune information suffisamment étayée ne permet non plus d’affirmer que le centre a fermé ou que ses activités ont été restreintes. Les faits connus sur Jina Ahmadi ne doivent pas être complétés par des suppositions sur le sort de son établissement. Aucun des éléments disponibles ne suffit davantage, à lui seul, à établir que son travail artistique ou son enseignement auprès des enfants est à l’origine de son arrestation.